La phrase nominale en arabe (الجملة الاسمية) est la base pour dire “X est Y”, “X est dans Y”, “X n’est pas Y”, ou “X était Y”, sans te noyer dans des explications compliquées. Ici, tu vas apprendre la structure مبتدأ (thème / sujet) + خبر (information), et surtout le point qui surprend les francophones : au présent, il n’y a pas de verbe “être”.
Une phrase nominale (جملة اسمية) est une phrase qui ne commence pas par un verbe. Elle sert très souvent à décrire, présenter, situer, ou donner une information sur quelqu’un ou quelque chose. La structure de base est مبتدأ (ce dont on parle) + خبر (ce qu’on dit à son sujet). Exemple clair : الطّالِبُ مُجْتَهِدٌ — “L’étudiant est travailleur”. Au présent, tu remarques qu’il n’y a pas de mot équivalent à “être” : l’arabe donne l’information directement.
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1/3 — Quand tu lis une phrase arabe avec des harakât simples, tu reconnais la plupart des lettres sans hésiter ?
En français, tu dis “il est étudiant”, “la maison est grande”. En arabe, au présent, la phrase nominale donne l’information sans utiliser un mot équivalent à “être”. Tu mets le thème (ce dont tu parles) puis l’information (ce que tu dis dessus). C’est pour ça qu’on l’appelle souvent “phrase nominale” : elle s’organise autour de noms, d’adjectifs, et de groupes qui donnent une information.
Exemple très simple : الطّالِبُ مُجْتَهِدٌ. Tu peux le comprendre comme “L’étudiant — travailleur”. L’arabe sous-entend “est”. C’est une mécanique qui devient très naturelle si tu gardes une règle mentale : “Je présente, puis je décris.”
Cette structure te sert dans trois situations très fréquentes : présenter (voici X), décrire (X est Y), et situer (X est dans Y). Dès que tu la maîtrises, tu lis mieux des textes simples, parce que tu repères vite le thème et l’information.
Et tu vas voir : la difficulté n’est pas la structure elle-même. La difficulté, c’est surtout l’ordre (parfois le خبر vient avant) et les terminaisons (marfūʿ / mansūb / majrūr). On va les rendre simples, étape par étape.
Quiz de la section 1
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Une phrase nominale en arabe repose sur deux éléments : المبتدأ (mubtada) et الخبر (khabar). Le mubtada est “ce dont on parle” : souvent un nom défini (avec ال) ou un pronom. Le khabar est “ce qu’on dit à propos du mubtada” : un adjectif, un nom, un groupe prépositionnel, ou même une phrase complète.
Exemples simples : الولدُ صغيرٌ (Le garçon est petit), هذا كتابٌ (Ceci est un livre), الكتابُ في البيتِ (Le livre est dans la maison). Dans chacun, tu peux repérer la logique : thème → information.
Un repère très utile pour débutant : le mubtada est souvent connu (défini), et le khabar apporte souvent une information nouvelle (parfois indéfinie). Ce n’est pas une règle rigide, mais c’est un bon réflexe de lecture : “Qui est le sujet dont on parle ?” puis “Quelle information arrive ?”.
Autre repère simple : si le khabar est un adjectif, il s’accorde souvent avec le mubtada en genre et en nombre (masculin / féminin, singulier / duel / pluriel). Tu n’as pas besoin de tout connaître d’un coup : le but, c’est de comprendre la logique, puis de pratiquer.
Si tu veux travailler en parallèle les éléments qui reviennent tout le temps dans ce cours, tu peux aussi jeter un œil aux pages liées : prépositions en arabe (très utile pour le khabar “dans / sur / avec”), et négation en arabe (très utile pour “X n’est pas Y”).
Quiz de la section 2
Récompense : +12 pointsQuestion
Dans la phrase nominale “simple” (sans outils comme كان ou ليس), la règle de base est : المبتدأ مرفوع et الخبر مرفوع. En clair : mubtada et khabar sont au nominatif (marfūʿ). Sur un texte avec voyelles, tu verras souvent une ḍamma (ــُ) à la fin, ou des marques équivalentes selon le duel et le pluriel.
| Forme | Marque fréquente | Exemple (phrase nominale) |
|---|---|---|
| Singulier | ḍamma (ــُ) ou tanwīn ḍamm (ــٌ) | الطّالِبُ مُجْتَهِدٌ — thème + info, tous deux marfūʿ |
| Duel | ـانِ / ـانِ (alif) | الطّالِبانِ مُجْتَهِدانِ — “Les deux étudiants sont travailleurs” |
| Pluriel masc. sain | ـونَ (wāw) | الطّالِبونَ مُجْتَهِدونَ — “Les étudiants sont travailleurs” |
| Pluriel féminin sain | ـاتُ | الطّالِباتُ مُجْتَهِداتٌ — “Les étudiantes sont travailleuses” |
Ne te bloque pas si tu ne maîtrises pas encore toutes les terminaisons. Le plus important est de comprendre l’idée : au départ, tout est marfūʿ. Ensuite, quand un outil entre dans la phrase (comme ليس ou كان), c’est là que certaines terminaisons changent, et tu sauras exactement “quoi” et “pourquoi”.
Un repère pour la lecture : quand tu vois un mot clairement au génitif (majrūr) après une préposition, il ne peut pas être “le khabar adjectif simple”, mais il peut faire partie d’un khabar sous forme de groupe prépositionnel. C’est pour ça qu’apprendre les prépositions (في, على, من) aide énormément.
Quiz de la section 3
Récompense : +12 pointsQuestion
Le khabar (خبر) n’est pas obligé d’être un seul mot. C’est ce qui rend la phrase nominale très riche. Pour un débutant, retiens quatre formes très utiles : (1) un nom ou un adjectif, (2) un groupe prépositionnel (préposition + nom au génitif), (3) une phrase verbale, (4) une phrase nominale complète. La même structure “thème → information” reste vraie, même si l’information est longue.
1) Khabar = nom / adjectif : الطّالِبُ مُجْتَهِدٌ (adjectif), هذا مُعَلِّمٌ (nom, “Ceci est un professeur”).
2) Khabar = groupe prépositionnel : الكتابُ في الحَقيبَةِ — “Le livre est dans le sac”. Ici, le khabar est “dans le sac” (fi + nom majrūr).
3) Khabar = phrase verbale : الطّالِبُ يَكْتُبُ — “L’étudiant écrit”. Tu vois : le thème est nominal, et l’information est une action.
4) Khabar = phrase nominale : الطّالِبُ أَخُوهُ حاضِرٌ — “L’étudiant, son frère est présent”. Ici, l’information est elle-même une mini phrase.
Ce point aide énormément en compréhension : parfois tu cherches “un adjectif” et tu ne le trouves pas, parce que le khabar est un groupe prépositionnel ou une phrase. Au lieu de te sentir perdu, pose-toi une question simple : “Quel morceau me donne l’information sur le thème ?”
Quiz de la section 4
Récompense : +12 pointsQuestion
En français, tu commences souvent par le sujet. En arabe, la phrase nominale peut changer d’ordre, surtout quand le khabar est un groupe prépositionnel ou un repère de lieu / temps. Tu peux voir le khabar venir en premier, puis le mubtada après. C’est courant, et ce n’est pas “une autre structure” : c’est le même mécanisme, juste une mise en avant.
Exemple classique : في البيتِ رَجُلٌ — “Dans la maison, il y a un homme”. Ici, في البيتِ (dans la maison) est un khabar “devant” (il donne l’information de lieu), et رَجُلٌ arrive ensuite comme le thème “introduit”.
Astuce de lecture : quand tu vois une préposition tout au début (في, على, عند), dis-toi : “Il y a de grandes chances que ce soit l’information (khabar)”. Ensuite, cherche le nom qui arrive après : souvent, c’est ce qu’on est en train de présenter.
Astuce de production : si tu veux faire une phrase très naturelle du type “Dans X il y a Y”, la structure avec khabar d’abord est très pratique. Elle donne une phrase fluide et utile pour décrire.
Ne confonds pas “ordre” et “sens”. L’arabe peut placer une partie en premier pour attirer l’attention, mais le sens reste “thème + information”. Ton repère, c’est : qui reçoit l’information ?
Quiz de la section 5
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Pour dire “X n’est pas Y” en arabe standard, un outil très fréquent est ليس. Il fonctionne comme une négation de la phrase nominale. La règle utile à retenir est simple : le “sujet” de ليس (اسمه) reste marfūʿ, et son khabar devient souvent mansūb (accusatif).
Exemple clair : لَيْسَ الطّالِبُ حاضِرًا — “L’étudiant n’est pas présent”. Le thème الطّالِبُ reste nominatif, et l’information حاضِرًا prend souvent une marque d’accusatif.
Autre exemple : لَيْسَ سَهْلًا — “Ce n’est pas facile”. Ici, le sens est général : on nie une qualité ou une situation.
| But | Schéma | Exemple |
|---|---|---|
| X n’est pas Y (qualité) | ليس + X (مرفوع) + Y (منصوب) | لَيْسَ الوَلَدُ تَعْبانَ — “Le garçon n’est pas fatigué” |
| X n’est pas dans Y (lieu) | ليس + X (مرفوع) + في + Y (مجرور) | لَيْسَ الكِتابُ في البَيْتِ — “Le livre n’est pas dans la maison” |
Même si tu ne mets pas encore toutes les voyelles, ce qui compte, c’est la structure. Tu peux apprendre à construire tes phrases correctement, puis affiner les terminaisons à mesure que ton œil s’habitue. Dans l’app, tu peux faire ça en micro-séances : tu construis, tu révises, tu corriges, sans te disperser.
Quiz de la section 6
Récompense : +12 pointsQuestion
Pour dire “X était Y” ou ajouter une nuance de temps / changement, on utilise souvent كان et des verbes proches (appelés “ses sœurs” dans les cours de grammaire). Le principe à retenir est très stable : le mubtada reste marfūʿ, et le khabar passe mansūb. En pratique : le thème reste nominatif, l’information change de cas.
Exemple central : كانَ الطّالِبُ مُجْتَهِدًا — “L’étudiant était travailleur”. Tu vois la même phrase de base, mais avec كانَ au début. Le thème الطّالِبُ reste au nominatif, et l’info مُجْتَهِدًا passe souvent à l’accusatif.
Exemple avec lieu : كانَ الكِتابُ في البَيْتِ — “Le livre était dans la maison”. Ici, le khabar est un groupe prépositionnel. Le schéma reste facile : thème + “dans la maison”.
Tu n’as pas besoin d’apprendre toute la liste des “sœurs” tout de suite. Si tu retiens كانَ, tu peux déjà exprimer des choses très utiles. Ensuite, tu verras des nuances comme “devenir” (صارَ), “continuer” (ظلَّ), ou “commencer le matin” (أصبحَ) selon tes objectifs.
Quiz de la section 7
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Quand on apprend la phrase nominale en arabe, on fait souvent les mêmes erreurs. La bonne nouvelle, c’est que ce sont des erreurs “logiques” pour un francophone, donc elles se corrigent vite quand tu sais quoi regarder. Voici les pièges les plus courants, avec un repère simple pour chacun.
Piège 1 — chercher un verbe “être” au présent : tu n’en as pas besoin. La phrase “thème → information” suffit.
Piège 2 — oublier que le khabar peut être un groupe : si tu vois une préposition (في, على), accepte que “dans / sur …” peut être le khabar.
Piège 3 — confondre “défini” et “indéfini” : très souvent, on parle d’un thème connu (défini), puis on ajoute une info. Si tout est indéfini sans raison, le sens devient parfois moins naturel.
Piège 4 — ne pas repérer le changement avec ليس et كان : la structure reste la même, mais certaines terminaisons changent. Si tu gardes “thème” + “info” dans ta tête, tu ne te perds pas.
Une méthode très efficace : lis de petites phrases, puis “réécris mentalement” la structure : “mubtada = …, khabar = …”. Tu n’as pas besoin d’analyser toute la grammaire, juste de repérer le thème et l’information. Avec quelques répétitions bien placées, ton cerveau automatise cette lecture.
Quiz de la section 8
Récompense : +12 pointsQuestion
Maintenant, tu vas transformer la théorie en phrases utiles. L’idée est de produire des phrases courtes, claires, et correctes dans la structure. Voici les quatre modèles de base, puis dix phrases prêtes à dire et à lire. Même si tu n’écris pas toutes les voyelles, garde la logique : thème → information.
Modèle A — “X est Y” : Xُ / Xُ … Yٌ / Yٌ (mubtada + khabar).
Modèle B — “X est dans Y” : Xُ في Yِ (khabar = groupe prépositionnel).
Modèle C — “X n’est pas Y” : ليسَ Xُ Yًا (thème nominatif, info souvent accusative).
Modèle D — “X était Y” : كانَ Xُ Yًا (thème nominatif, info souvent accusative).
10 phrases (à répéter et à varier) :
1) الطّالِبُ مُجْتَهِدٌ — L’étudiant est travailleur.
2) البَيْتُ كَبيرٌ — La maison est grande.
3) الأُسْتاذُ في القِسْمِ — Le professeur est dans la classe.
4) الكِتابُ في الحَقيبَةِ — Le livre est dans le sac.
5) لَيْسَ الطّالِبُ حاضِرًا — L’étudiant n’est pas présent.
6) لَيْسَ الدَّرْسُ صَعْبًا — La leçon n’est pas difficile.
7) كانَ الطّالِبُ مُجْتَهِدًا — L’étudiant était travailleur.
8) كانَ البَيْتُ بَعيدًا — La maison était loin.
9) في البَيْتِ رَجُلٌ — Dans la maison, il y a un homme.
10) هذا كِتابٌ — Ceci est un livre.
Exercice très simple : garde le même thème et change seulement l’information. Par exemple, avec الطّالِبُ : الطّالِبُ مُجْتَهِدٌ, الطّالِبُ في البَيْتِ, لَيْسَ الطّالِبُ حاضِرًا, كانَ الطّالِبُ مُجْتَهِدًا. Tu viens de couvrir 4 intentions avec une seule base. C’est exactement ce qu’on veut : une grammaire qui sert.
Quiz de la section 9
Récompense : +12 pointsQuestion
Non. C’est la forme la plus simple, mais le خبر peut aussi être un groupe prépositionnel (“dans la maison”), une phrase verbale (“il écrit”), ou même une phrase nominale complète. Le bon réflexe est : “Quel morceau donne l’information sur le thème ?”. Dès que tu repères ça, tu comprends beaucoup mieux des textes.
L’arabe au présent donne l’information sans insérer un mot “être”. Tu peux l’entendre comme une pause : “Le garçon — petit”, “Le livre — dans le sac”. Avec l’habitude, tu n’as même plus besoin de traduire mot à mot : tu repères directement “thème → information”. Et si tu veux une phrase au passé, c’est là que كان devient utile.
Oui, très souvent. Par exemple في البيتِ رجلٌ. Ici, l’information de lieu (“dans la maison”) arrive d’abord, puis ce qu’on présente (“un homme”). C’est un ordre fréquent, surtout pour les phrases “il y a… dans…”. Le repère simple : si tu vois une préposition au début, pense “khabar mis en avant”.
Le chemin le plus clair en arabe standard est ليس. Garde la structure : thème nominatif, et information qui passe souvent à l’accusatif. Exemple : ليسَ الطّالِبُ حاضِرًا. Même si tu n’écris pas toutes les voyelles, construis d’abord la phrase correctement, puis affine.
Utilise كان : كانَ Xُ Yًا. Le thème reste nominatif, l’info change souvent de cas. Exemple : كانَ الطّالِبُ مُجْتَهِدًا. Une fois que tu as ce modèle, tu peux raconter des faits simples au passé sans te compliquer.
Non. Le plus rentable est d’abord de maîtriser la structure et les modèles utiles. Ensuite, tu affines progressivement les terminaisons et tu reconnais les marques plus facilement. Dans une progression guidée, tu révises juste au bon moment : tu comprends sans te disperser.
Voici les cours du niveau “Tome 1 de Médine”, dans l’ordre. Tu peux les ouvrir un par un selon ce que tu veux renforcer. Celui-ci te donne une base très solide pour la phrase nominale, et tu vas retrouver cette logique dans les thèmes suivants.
🔤 1 — Apprendre l'alphabet Arabe
Reconnaître les lettres, comprendre les formes, poser la base de lecture et de prononciation.
📚 2 — Mots les plus fréquents du coran
Apprendre les mots qui reviennent le plus pour commencer à comprendre en lecture.
🧱 3 — Tome 1 de Medine
Grammaire progressive : structures, phrases, et compréhension solide, étape par étape.
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